quinta-feira, 28 de junho de 2018

 La petite fille et la bicyclette.


Le soir était tombé tôt en ce jour de printemps. Le soleil disparaît derrière la montagne Mantiqueira quand son père fait du bruit à la porte. Le cœur de la fillette bat plus rapidement. Il apparaît dans la maison poussant sa bicyclette. Il est fatigué, couvert de sueur, brûlé par le soleil, les veines grossies palpitantes sur son front. Il avait pédalé jusqu’à la ville de Redenção da Serra apportant les notifications du tribunal. La lumière mourante de la salle, a montré à la petite  fille la figure fatiguée du père. En même temps, elle écartait le rideau imprimé qui séparait la salle de la cuisine pour qu’il passe avec la bicyclette. Elle eut encore le temps d’observer le cordon qui lui attache le bord du pantalon avant qu’il ne disparaisse dans le jardin.
Sa mère découvrit la soupe fumante sur le fourneau à charbon et la goûta. Elle était encore chaude.Son père dînerait avant de prendre un bain réconfortant.
La petite fille n’avait pas encore entendu parler de psychologie familiale et à peine son père s’est-il assis à table, elle lance :
-   Père, je peux utiliser ta bicyclette ?
-   Non, ma fille. Elle est très haute, le cadre va te gêner et tu peux tomber.
-   Non je ne vais pas tomber, non, père. Je sais déjà faire de la bicyclette ! Ah, laisse …
-   Laisse ton père manger en paix, fillette ! lui dit sa mère en servant la soupe. Ton père aime que tout le monde soit à table à cette heure. Assieds-toi et mange !
-   Ah !, laisse, va, père…
Et la petite fille saisissait le dossier de la chaise et au-dessus des épaules du père. …
-   Laisse, père, je ne vais pas tomber !
-   C’est bon, va. Mais si tu te blesses, je ne vais pas te soigner. Tu peux aller.

La fillette supporte mal le poids de la bicyclette, et avec beaucoup de difficultés, elle l’emmène jusqu’à la rue. Elle saisit le guidon, passe sa maigre jambe droite par-dessus le cadre, la pose sur la pédale droite, s’équilibre, cherche avec son petit pied gauche l’autre pédale et … elle va vers la rue en bas.
Elle rappelait un singe-araignée avec les mains au-dessus de la tête serrant le guidon, le petit corps de travers du côté gauche s’écartant du cadre, la jambe droite cherchant la pédale droite…. Un travail de contorsionniste.  La selle, vide, sans utilité, gênait seulement la manœuvre.
Son petit cœur bat. Et maintenant ? Le coin arrive trop rapidement !!! Comment vais-je tourner ? Elle sent le tremblement de ses jambes.
Elle chercha les freins. Ses petites mains couvertes de sueur, étaient trop petites pour les atteindre. Ses petits doigts raidis tendus… « Je ne vais pas réussir à atteindre le frein en dessous du guidon !!! » pensa-t-elle désespérée. Elle ne pourrait pas regarder pour les chercher, il vaudrait relever la tête … et comment elle regarderait en face d’elle ? C’est clair ! C’est impossible !
Sans alternative, elle donna une embardée rapide sur la gauche. Il fallait prendre la courbe même à cette vitesse effrénée de la descente. Elle tenta. Mais elle n’avait pas tenu compte du banc de sable formé par le torrent des eaux de pluie qui, peut-être avec la même peur que la fillette, tentaient de faire une courbe à gauche et perdant le contrôle, laissaient ici un sable rapporté de loin.
Pauvre petite fille du quartier… Les roues dérapèrent et elle sentit la bicyclette pesant sur son petit corps. Elle vit le cercle de fils de fer barbelés du terrain de l’avenue grandir et s’approcher la heurtant  dans un impact sourd.
-   Mon visage !
Ce fut sa seule pensée. Encore avec la bicyclette l’écrasant et l’entraînant contre le cercle, elle agrippa, de toute sa force, avec la main gauche le fil de fer barbelé avec les pointes métalliques qui visaient son visage.
Ils restèrent ainsi, on ne sait combien de temps : la fillette, le fil de fer barbelé et la bicyclette, dans un enlacement inexplicable.
Rue déserte. En face, « le champ de jute » noir comme du goudron. L’air tiède apporta l’odeur mélangée des mauvaises herbes. Elle resta  ainsi, immobile, espérant. Quoi ? Elle ne le savait pas…. Il fallait espérer. Elle ne pourrait pas remuer sans se blesser.
  -   Père l’a dit…
Elle ne sentait pas de douleur. La douleur venait à l’intérieur d’elle-même, la honte d’avoir à arriver à la maison et de regarder son père en face.
Soudain elle entend des pas. Un couple sort de l’obscurité du champ. Peut-être  étaient-ils en train de flirter dans une rencontre furtive, mais pour elle ils furent les anges qui étaient au moment et au lieu où ils devaient être.
-   Pauvre petite ! dit la femme. Lève la bicyclette, demanda-t-elle à son amoureux.
La petite fille raconta qu’elle habitait au début de la rue, mais elle avait omis qu’elle avait désobéi à son père.
           -   Oh, de la maison ! La jeune femme bat des mains à la porte. Venez chercher votre fille qui est tombée de bicyclette !
Dona Silvia, sa mère, était apeurée, elle ne remercia pas, et sans vérifier si la fillette avait été blessée, elle avait l’impétuosité de la punir :
      -   Bien fait ! Il t’a averti ! Et elle disparut à l’intérieur de la maison.
  Le couple à demi confus devant la réaction de la mère de la petite fille, prend congé d’elle avec tendresse :
-   Ce ne fut rien, ma chérie. Ça va aller.
La petite fille regarda vers la véranda obscure. Elle oublia la bicyclette sur la chaussée. Elle entra. Dans la clarté de la salle, elle peut voir ce qu’était ce liquide tiède qui lui ruisselait sur son bras. Elle pleurait et marchait d’un côté à l’autre. Le carrelage suçait comme du papier buvard les gouttes vermeilles qui goûtaient de ses doigts.
-   Qu’est-ce que je vais faire, mon Dieu !! La fillette parla exprès à haute voix. J’ai peur du châtiment, je savais que j’avais tort. Elle était trop honteuse  pour affronter ses parents, pour aller jusqu’à eux, mais, que ferait-elle seule avec cette déchirure à son bras ?
Elle entendit sa mère dans la cuisine s’emportant à raconter, raconter à son père ce qui était arrivé. Soudain, le rideau s’ouvre et surgit Dona Silvia dans la salle.
-   Viens voir, José ! La fillette s’est même blessée !! Ah, mon Dieu, ma fille, c’est arrivé comment ?
Son père se lève de la table et pâle prit le bras de la petite fille.
- Reste calme ma fille !Silvia, apporte une serviette propre et va appeler ton père. Nous allons l’emmener à l’hôpital.
Le grand-père arriva en une minute. Ils étaient tous nerveux. La mère pleurait.
Le père assit la fillette sur le cadre de la bicyclette qui heureusement n’avait pas souffert de dommages et  ils s’en allèrent tous les trois.
Il n’y avait pas de docteurs à cette heure au poste d’urgence. L’infirmier de garde fit ce qu’il savait pour tarir le sang : points de métal sur  la coupure du bras et de petits pansements dans la région du poignet et de la paume de la main. Elle avait presque perdu la pointe de l’annulaire.
Les cicatrices resteraient pour toujours et elles lui rappelleraient les conséquences amères de sa désobéissance.
Le pire fut son bras en écharpe, écharpe qu’elle dut porter pendant vingt longs jours dénonçant son accident et  lui faisant répéter indéfiniment aux curieux :
- Qu’est-ce que tu as au bras ?
- J’ai insisté avec mon père et je suis aller faire de la bicyclette et…bla…bla…bla…bla…

terça-feira, 26 de junho de 2018

terça-feira, 19 de junho de 2018


 Contos da autora Silvinha Simões com tradução para a Língua Francesa de Michele Tuxier Fernandes.


La petite fille et l’épicerie


         En cette matinée de soleil, perdue dans la nuit des temps, une petite fille fluette pour ses sept ans, boit son café noir avec un morceau de pain grillé que sa mère avait fait rôtir à la braise du vieux poêle. Le beurre fondu sur le pain encore chaud, le croquant du grillé, lui apporte  la saveur d’un agréable samedi d’été.
                En face d’elle, le scénario commun d’une cuisine simple comme tant d’autres dans ce quartier d’ouvriers, le quartier des Grâces.
                Turbulente, sensible, elle s’agite, balançant ses petits pieds sous la table, dans un inexplicable bonheur de vivre qui explose en elle-même. Elle était toujours ainsi la fillette du quartier. L’odeur agréable du café récemment passé, la voix de sa mère chantonnant dans le jardin, son pied de goyavier l’attendant là dehors, le sol de carreaux en faïence sonnant sous ses pieds déchaussés …Elle ne savait pas bien ce qui la faisait vouloir toujours parler, parler de tout et avec tous. Il lui fallait copartager son monde qu’elle savait bien enjoliver de rêves et de fantaisies. Elle s’abandonnait dans quelque pensée ailée et volait, imaginait… créait son monde imaginaire, ses amis inventés incarnés dans un pied de choux du jardin ou dans un cheval de bois… un pied de goyavier…
                De nouveau, la voix de sa mère a le pouvoir de la tirer de ses rêves et de la ramener à la scène du café qu’elle avale avec avidité.
-          Quoi, mère !!
-          Quoi ? Mal élevée !
-          Madame¹ !!!
-   Ah ! Bon.. Manges immédiatement et va chercher une boite de sauce tomate pour ta maman à la boutique de monsieur Zé. N’oublies pas le cahier.
Ce n’était pas loin. L’avenue « F », où elle habitait, possédait deux rues de terre battue séparées par un grand terrain inculte couvert de (broussailles) mauvaises herbes, où, sur toute la longueur de l’avenue, étaient de gigantesques tours avec de gros fils à haute tension. Un cercle de fils de fer barbelés interdisait aux enfants l’accès au terrain en dessous des tours dangereuses. La fillette avait seulement besoin de passer par le trou fait dans le cercle, parcourir le chemin de terre jaune ouvert dans les (broussailles) mauvaises herbes, traverser l’autre rue, et immédiatement, au coin, était le magasin.Facile. Elle serait presque déjà là, et, comme toutes les fois, elle espérerait être reçue jouant avec les tonneaux de  maïs et de haricots.
-   Qu’est-ce que cela va être cette fois, ma petite ? lui demande, brusquement, Seu³ Zé.
-          Heu !!! J’ai oublié… Attendez ici.
Elle courait jusqu’à la porte de la  boutique et criait de tous ses poumons en direction de sa maison.
-          Mmmmère!!!!! Que faut-il acheter ?

Sa mère apparaissait à la porte prenant sa respiration

-          Une boite de sauce tomate !
                 Un jour la fillette était en train de jouer au pied de son goyavier qui passait, comme dans un tour de magie, d’un trapèze de cirque à un ami qui savait l’écouter, quand sa mère l’a tirée de son rêve :
-   Ma fille !
-          Quoi ?
-          Quoi ? C’est ainsi que tu réponds ?
-          Madame
-   Va au magasin et rapporte-moi un kilo de farine de manioc. Le cahier² est sur la table.
La fillette descendit de son nuage, éteignit la lune, regarda en face d’elle le soleil et le ciel bleu et descendit du goyavier.
-   Et ne va pas oublier ce que tu dois acheter, hein ! dit sa mère. C’est mieux que tu y ailles en le répétant  à voix basse  sur le chemin, ainsi tu te rappelleras et tu n’auras pas besoin de rester hurlant à la porte du magasin jusqu’à que tu annonces à tout le quartier ce que tu vas acheter.

Et ainsi, va là la fillette déchaussée, secouant ses nattes, passant en dessous du cercle de fils de fer, courrant sur le chemin de terre battue de couleur jaune, jusqu’à gagner l’autre côté de l’avenue…
                -   Un kilo de farine de manioc, un kilo de farine de manioc, un kilo de farine de manioc … répétait-elle tout bas.
                Absorbée, elle n’entend pas le bruit d’une charrette qui se rapproche, et les chevaux la renversent presque.
-          Oh, ma petite fille ! Où vas-tu avec tant de hâte ?
C’était son oncle Modesto, charretier, qui tirant les rênes à temps réussit à sauver sa nièce.
                Quelques minutes après, oncle Modesto entre dans la maison de la fillette en fronçant les sourcils avec un air préoccupé.
-   Quelqu’un peut me dire ce qui arrive avec ma nièce ? Je passais près d’elle il y a encore peu de temps et à l’inverse d’entendre le coutumier «  ta bénédiction mon oncle », j’ai entendu :
-          Un kilo de farine de manioc, mon oncle !


¹ Au Brésil, et principalement à l’intérieur, beaucoup d’enfants appellent leur père : monsieur ; et leur mère : madame

² Cahier où le commerçant note le prix des achats qui seront payés plus tard

³ Seu : ce mot a été laissé en portugais exprès. C’est une abréviation de senhor = monsieur. Elle est couramment employée au Brésil.

Note de l’auteur : au Brésil  beaucoup d’enfants ne disent pas bonjour aux personnes de leur famille mais : bénédiction, mot suivi du lien de parenté

quarta-feira, 13 de junho de 2018


Seu sorriso e a tarde

... Eis  que de repente
Seu sorriso  desfilava
Na manhã  quase tarde
De sol dourado,
De azul  exagerada...

As cores  ficaram
Seu  sorriso  foi embora...
E no resto do dia róseo
Eu tropecei ainda tonta
Nas  nuances  púrpuras
Que sua imagem
Me deixara...

quinta-feira, 7 de junho de 2018



Metalinguística

A poesia  volta
Quando  volta a vida
Quando flui  energia
 Que  pode  ser  cinza
Ou vermelho maça
... Mas  volta sempre
Quando  volto à tona
 E espio  o mundo
 Esquecendo-me  de mim
Guardando – me  de todos
... Mas  me prefiro  assim
Explodindo  de emoção
Na escrita  que  extravasa
...São  os versos  que voltam
... A vida  que me visita
... Eu me ufano
E a entrego.  

sexta-feira, 1 de junho de 2018


Pausa
Esta calma que me invade agora
É a brisa doce que sopra minha ‘alma
É o silêncio seco do depois de tudo
... Da tempestade, da tormenta finda
É a pausa indefinível e estática ...
Do vamos ver como é que fica agora
.... Quando só a lembrança da loucura
Parece longe demais para ser real
Foge da nossa mente e como flash
Surge do nada e às vezes ...
E a paz como gelo reconfortante
Invade meu espírito cansado da
Inconsequência
.... Que repousa ... lembra ... e até sorri
Mas maduro, seguro, agora
Com a certeza do que aprendeu
Meu rosto se parece com o do capitão
Sentado e calmo no convés do navio
Tirando baforadas no seu cachimbo
Relembrando o furor das vagas,
Mas sentido a brisa que afaga
Sonha agora
Embalado
No vai-e-vem
Compassado e
Monótono do
Mar da vida...